Auréline Caltagirone ( Besset - 09)
1er semestre 2026 en résidence pour la création et la conception d'un parcours-exposition personnel au Musée gallo-romain Villa Loupian et sur la F.L.A.C. de l'Espace o25rjj.
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Projet à suivre ci-dessous
Cette résidence est soutenue entre autres par Sète Agglopôle Méditerranée et la Région Occitanie Méditerranée
Nous tenons à remercier Echangeur 22 à St Laurent des arbres (30) et La Palanquée à Sète (34) pour leur soutien pour la production d'oeuvres spécifiques pour l'exposition.
Appel à collecte d'os de poulet pour la réalisation d'une oeuvre.
Si vous habitez autour de Loupian, nous collectons des os de poulet à déposer à l'Espace o25rjj (seau à l'extérieur prévu à cet effet)
Pour l’exposition sur le site archéologique de Loupian, mon travail artistique s’intéressera aux traces géologiques que notre société laissera derrière elle. La consommation massive de poulets ( 25 milliards d’individus vivants à un instant donné) est devenu un marqueur de l’anthropocène et produira les fossiles emblématiques de notre époque.
Je propose alors d’anticiper ces vestiges en créant des artefacts du futur à partir d’ossements collectés aujourd’hui. Ces pièces seront présentées lors de l’exposition d’été 2026 au musée gallo-romain Villa Loupian de juin à septembre. Participez à ce projet en nous laissant vos os de poulets !!
Merci d'avance pour votre contribution, Auréline Caltagirone. |
Auréline Caltagirone vit et travaille à Besset en Ariège.
Dans ma pratique artistique, je m'inspire des objets du quotidien et je questionne la manière dont ils sont produits et conditionnent les comportements humains. En embrassant à la fois des techniques traditionnelles et les nouvelles technologies, je conçois des œuvres à mi-chemin entre l'art et le design, prenant la forme d'objets manifestes, de sculptures et d'installations.
J'explore une large gamme de médiums, tels que la vidéo, l'impression 3D, le métal, la tapisserie, et la céramique, mon matériau de prédilection. Je tente de réactiver des éléments négligés, de réanimer des savoir-faire oubliés et de leur offrir de nouvelles narrations, afin de souligner la relation évolutive que l'Homme entretient avec son environnement matériel. En explorant l'archéologie expérimentale. Je confronte la réalité du présent à des contextes anachroniques. Je m'immerge dans un territoire, dans ses coutumes et dans les récits qui l'incarnent, puis fusionne éléments de fictions et mémoire collective, pour mettre en lumière des liens entre le passé, le présent et le futur.
Je greffe, assemble, confronte des formes, des pratiques et des techniques pour créer des objets hybrides et spéculatifs. Ils cristallisent ma réflexion sur les paradoxes présents dans notre système actuel et nous invitent à reconsidérer l'empreinte que laissera notre société. J'invite le spectateur ou l'usager à questionner la manière dont nous façonnons notre avenir collectif, et à réfléchir profondément sur la durabilité de notre culture.
Pour en savoir plus sur l'artiste
Introduction à la note initiale d'intention de l'artiste (extrait) :
L’exposition interrogerait la façon dont le passé affleure parfois au cœur du présent, plaçant nos paysages matériels, culturels et symboliques dans une friction constante, un va-et-vient entre ce que l’on retient et ce que l’on oublie, ce que l’on découvre et ce que l’on recouvre.
Elle mettrait en confrontation des matériaux et des gestes contemporains, afin de questionner les traces que notre civilisation est en train de produire et ce qu’elles diront de nous. En montrant comment nous construisons, réparons, détruisons et recyclons, l’exposition souhaite inviter à considérer nos pratiques comme des indices sur nos valeurs, nos hiérarchies et nos décisions.
À travers une archéologie inversée, l’exposition veut mettre en regard des protocoles scientifiques liés à la discipline archéologique (stratigraphie, fouille, restauration) et des gestes contemporains (BTP, recyclage, production industrielle), afin de montrer la parenté des actions et des matériaux et d’interroger la frontière entre construction et ruine. L’exposition illustrerait la notion d’hantologie, employée par Jacques Derrida, pour donner à voir un présent traversé par les survivances du passé, où les formes anciennes hantent nos objets, tandis que nos productions actuelles deviennent déjà des vestiges en devenir. L’exposition interrogerait la façon dont le passé affleure parfois au cœur du présent, plaçant nos paysages matériels, culturels et symboliques dans une friction constante, un va-et-vient entre ce que l’on retient et ce que l’on oublie, ce que l’on découvre et ce que l’on recouvre.
Elle mettrait en confrontation des matériaux et des gestes contemporains, afin de questionner les traces que notre civilisation est en train de produire et ce qu’elles diront de nous. En montrant comment nous construisons, réparons, détruisons et recyclons, l’exposition souhaite inviter à considérer nos pratiques comme des indices sur nos valeurs, nos hiérarchies et nos décisions.
À travers une archéologie inversée, l’exposition veut mettre en regard des protocoles scientifiques liés à la discipline archéologique (stratigraphie, fouille, restauration) et des gestes contemporains (BTP, recyclage, production industrielle), afin de montrer la parenté des actions et des matériaux et d’interroger la frontière entre construction et ruine. L’exposition illustrerait la notion d’hantologie, employée par Jacques Derrida, pour donner à voir un présent traversé par les survivances du passé, où les formes anciennes hantent nos objets, tandis que nos productions actuelles deviennent déjà des vestiges en devenir.
Suivi de résidence
Pour cette première période de résidence sur le territoire, le programme a été chargé : réunion administrative avec le musée pour la présentation du pré-projet de l’exposition d’été 2026, concrétisation du partenariat avec Aurore Rey, responsable du fablab du tiers-lieu La Palanquée à Sète, pour la production de pièces pressenties pour l’exposition. Pour la petite histoire, en 2024, l'Espace o25rjj fait partie du jury du "Défi Digital" proposé par le fablab, c'est là que Pascale Ciapp découvre sur dossier le travail et la démarche d'Auréline. Un an plus tard, elle invite l'artiste a produire et concevoir un parcours-exposition entre le musée archéologique et la F.L.A.C..
Conseillée par le directeur du musée, Selim Benalouia, Auréline s’est longuement plongée dans la bibliothèque du musée archéologique pour des recherches. Cette période a également été l’occasion de s’entretenir avec Christophe Pellecuer, Conservateur général honoraire du patrimoine, spécialité Archéologie à la DRAC Occitanie pour échanger sur des thématiques chères à l’artiste.
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